Les moyens de prévention

En 2015, on estime en France à plus de 6300 le nombre annuel de nouveaux cas de cancers liés aux papillomavirus.1 Ces cancers touchent les zones intimes des femmes et des hommes (col de l’utérus, vulve, vagin, anus et pénis) mais aussi des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge).2

Quels sont les moyens de prévention à ce jour contre le papillomavirus et ses potentielles conséquences ?

Les moyens de prévention 3
Le préservatif

Il reste important mais ne procure qu’une protection incomplète contre les Papillomavirus car les virus peuvent être présents sur des zones de la peau non recouvertes par le préservatif (doigts, testicules, autres zones intimes…).2,3

Les moyens de prévention 2
La vaccination anti-HPV

Elle vise à prévenir l’infection à certains papillomavirus qui peuvent être responsables de lésions précancéreuses et/ou de cancers du col de l'utérus, de la vulve, du vagin ou de l'anus.4 La vaccination doit être utilisée uniquement en prévention, elle ne couvre pas tous les papillomavirus et tous les cancers liés aux papillomavirus. Elle n’a pas d’effet sur les infections au papillomavirus en cours ni sur des maladies cliniques préexistantes dues aux papillomavirus.4
Pour plus d’informations, demandez conseil à votre médecin.

Les moyens de prévention 1
Le dépistage

Parmi les cancers liés aux papillomavirus, à ce jour seul le cancer du col de l’utérus* chez les femmes, bénéficie d’un dépistage en routine.6
L’objectif du dépistage est d’identifier des lésions pré-cancereuses du col de l’utérus et de les traiter le plus rapidement possible.5
Chaque année en France, environ 50% des nouveaux cas de cancers liés aux papillomavirus ne bénéficient pas de dépistage.1

Pour plus d’informations, parlez-en à votre médecin

* Le dépistage du cancer du col de l'utérus

* Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour toutes les femmes de 25 à 65 ans (7). Le dépistage du cancer du col doit s’insérer dans une démarche préventive globale intégrant tous les moyens de prévention. Celle-ci repose notamment sur la vaccination, le traitement précoce des lésions précancéreuses et la prise en charge adaptée et rapide des femmes atteintes de cancer du col de l’utérus. Le dépistage est complémentaire à la vaccination et concerne donc aussi les femmes vaccinées. (7)
Deux types de tests sont disponibles pour ce dépistage ; ils nécessitent tous deux un prélèvement cervico-utérin réalisé par un clinicien :

– Le frottis cervico-utérin (examen cytologique) :
Il s’agit de l’examen au microscope de cellules du col de l’utérus pour rechercher d’éventuelles anomalies morphologiques de ces cellules. Le prélèvement de ces cellules est obtenu au cours d’un examen gynécologique après mise en place d’un spéculum. Le professionnel de santé prélève un échantillon de cellules sur la surface du col de l’utérus par légers frottements à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. (8)

– Le test HPV :
Le test HPV vise à détecter par biologie moléculaire la présence de papillomavirus à haut risque cancérigène. Il est majoritairement réalisé à partir d’un prélèvement du col de l’utérus, comme le frottis. (9)

Le choix du type de test le plus approprié dépend principalement de l’âge de la personne. Il est déterminé par le professionnel de santé réalisant l’examen sur la base de recommandations en vigueur. (9)

Références

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