Les papillomavirus humains aussi appelés HPV sont des virus très répandus qui touchent aussi bien les hommes que les femmes.

Ils infectent la peau et les muqueuses. On les retrouve le plus souvent au niveau des zones intimes et des voies aérodisgestives supérieures (bouche et gorge). L’infection à papillomavirus est contagieuse.

L’infection HPV est fréquente puisqu’on estime que plus de 70% des hommes et femmes sexuellement actifs rencontreront un HPV au moins une fois dans leur vie (1).

Qui peut attraper une infection à papillomavirus ? Quels en sont les symptômes ?

L’infection à papillomavirus humains est fréquente et concernerait quasi tout le monde, femmes et hommes (8).
Le plus souvent, elle ne s’accompagne d’aucun symptôme (1)

+ 70%

Des hommes & des femmes sexuellement actifs rencontreront un papillomavirus au moins une fois dans leur vie (1).

L’infection à papillomavirus est la première IST virale (4). On estime que plus de 70% des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontreront un HPV au moins une fois dans leur vie.(1) 

Lors d’une infection, les papillomavirus pénètrent dans les cellules de la muqueuse et s’y multiplient.

L’infection à papillomavirus est en général silencieuse : les personnes infectées par les papillomavirus ne présentent en général aucun symptôme (1).

Papillomavirus infectant la muqueuse du col de l’utérus d'après Doorbar J et al. Vaccine 30s (2012) F55 - F70 (2)

Les infections à Papillomavirus humains 1
Cellules de la muqueuse du col de l’utérus
Particules virales d’HPV dans le milieu extérieur (vagin)
Particules virales d’HPV ayant pénétré dans les cellules
Cellules infectées

De quelles maladies les papillomavirus peuvent-ils être responsables ?

Les maladies dont sont responsables les papillomavirus

Les papillomavirus humains, également appelés HPV, sont des virus très communs qui infectent notamment la peau et les muqueuses, pouvant entraîner la formation de tumeurs bénignes (comme les verrues), de lésions précancéreuses ou de certains types de cancers.
Ils sont doués d’un grande résistance en milieu extérieur ce qui facilite leur transmission (3).
Ils peuvent toucher les zones intimes (vulve, vagin, col de l’utérus, anus et pénis) et les voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge) (1).

On distingue des HPV à bas risque cancérigène, et des HPV à haut risque cancérigène (3).

Les papillomavirus à bas risque cancérigène peuvent être à l’origine de tumeurs bénignes comme des verrues. Les verrues qui se développent sur les muqueuses anogénitales (vulve, vagin, pénis, anus), comptent parmi les lésions à papillomavirus les plus frequentes en France (13). Elles sont principalement causées par les HPV à bas risque cancérigène HPV 6 et HPV 11 (4).

Les papillomavirus à haut risque cancérigène sont susceptibles de provoquer certains types de lésions précancéreuses et cancers.
Les papillomavirus à haut risque cancérigène 16 et 18 sont les plus fréquents. 
Ils sont notamment retrouvés dans environ 70 % des cancers du col de l’utérus (1,5). L’HPV 16 est le principal responsable des cancers dus aux papillomavirus : cancer du col de l’utérus, mais aussi cancers de l’anus, de la vulve et du vagin, pénis, et certains cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche et gorge).

On distingue, parmi les papillomavirus, des types à bas risque cancérigène, en général responsables de verrues et des types à haut risque cancerigène, susceptibles de provoquer des cancers (3)

Zones touchées par les infections à papillomavirus

Les principales zones d'infection papillomavirus chez l'homme et la femme
En France Cancers des VADS(1) environ 1300/an
En France Cancer de l’anus (1) environ 360/an Cancer du pénis (1) environ 90/an Verrues génitales (2) environ 50000/an
En France Cancers des VADS (1) environ 380/an
En France Cancer de l’anus (1) environ 1100/an Verrues génitales (2) environ 50000/an Cancer vulve & vagin (1) environ 190/an
En France Lésions précancéreuses du col de l’utérus (2,3) environ 30000/an Cancer du col de l’utérus (1,3) environ 3000/an

1 –  Shield et al 2018. European Journal of Epidemiology
2 –  Hartwig et al. 2015. Suppl. material. PapillomavirusResearch1(2015)90–100
3 –  INCA . E-cancer. Vaccination anti-HPV et cancer du col de l’utérus. Avril 2017

Comment l’infection à papillomavirus se transmet-elle ?

Les infections à Papillomavirus humains 8

L’infection à papillomavirus humain (HPV) se transmet à l’occasion des rapports sexuels et/ou des contacts intimes (1,8).

Le préservatif ne protège que partiellement contre les infections à papillomavirus. Pour autant, il n’en reste pas moins recommandé en prévention d’autres infections sexuellement transmissibles (1,9).

L’infection aux papillomavirus est contagieuse : la transmission se fait principalement par contact intime, de peau à peau, même sans pénétration avec une/des personnes porteuses du virus. Les papillomavirus peuvent être notamment transmis par les doigts lors de caresses intimes.(1,8) La plupart des personnes sont contaminées dès le début de leur vie sexuelle (8).

Le préservatif reste important mais ne procure qu’une protection incomplète car les virus peuvent être présents sur des zones de la peau non recouvertes par le préservatif (doigts, testicules, autres zones intimes…) (1,10).

Question / Réponse

Les infections à Papillomavirus humains 7

L’infection à papillomavirus s’attrape-t-elle facilement ?

OUI. La contagiosité de l’infection à papillomavirus est élevée : environ 60 % des partenaires de personnes infectées développeront eux même une infection HPV (10).

L’infection à papillomavirus humain est fréquente et concerne aussi bien les femmes que les hommes. Le plus souvent, elle ne s’accompagne d’aucun symptôme (1)

Une infection à papillomavirus, c’est grave ?

Dans la majorité des cas, l’infection à papillomavirus ne provoque aucune maladie. Mais lorsqu’elle persiste dans le temps et qu’elle est due à des papillomavirus à haut risque cancérigène, comme les HPV 16 et 18, elle peut, dans un petit nombre de cas, aboutir à un cancer.

Les infections à Papillomavirus humains 6

L’infection à papillomavirus est le plus souvent transitoire. Dans 90% des cas les virus sont éliminés spontanément par l’organisme dans les 2 ans (11).

Néanmoins, dans environ 10% des cas, l’organisme ne parvient pas à éliminer les virus. L’infection à papillomavirus devient persistante.
Lorsqu’elle est due à des papillomavirus à haut risque cancérigène (notamment les HPV 16 et 18) elle peut être à l’origine de lésions précancéreuses qui soit régressent spontanément, soit évoluent en cancer en quelques années(1,12).

Les infections à Papillomavirus humains 5

Références

  • 1-Santé publique France. Infections à papillomavirus. Aide-mémoire. http://invs.santepubliquefrance.fr/fr../Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Infections-a-papillomavirus/Aide-memoire
  • 2-Doorbar J et al. The Biology and Life-Cycle of Human Papillomaviruses. Vaccine. 2012;30 Suppl 5:F55-70
  • 3-Alain S et al. Papillomavirus : les virus et la physiopathologie de l’infection. Mt pédiatrie 2010;1(13):5-19
  • 4-Riethmuller D. L’infection a papillomavirus humain : aspects gynecologiques. Mt pédiatrie 2010:13(1):43-49
  • 5-Munoz N et al. Against which human papillomavirus types shall we vaccinate and screen? The international perspective. Int. J. Cancer 2004 : 111, 278 –285
  • 6-Serrano B et al. Human papillomavirus genotype attribution for HPVs 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 and 58 in female anogenital lesions. Eur J Cancer 2015 ;51(13):1732-4
  • 7-Kreimer AR et al. Human papillomavirus types in head and neck squamous cell carcinomas worldwide : a systematic review. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2005;14(2):467-75
  • 8-OMS. Papillomavirus humain (PVH) et cancer du col de l’utérus. Aide-mémoire n°380. http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs380/fr/
  • 9-Société Française de Dermatologie. Recommandations diagnostiques et thérapeutiques pour les Maladies sexuellement transmissibles. Février 2016. http://www.sfdermato.org/media/pdf/recommandation/guidelines-2016-ee9cb2d294994c4dbda62a03d625786a.pdf
  • 10-Gavillon N et al. Papillomavirus humain (HPV) : comment ai-je attrapé ça ? Gynecol Obstet Fertil. 2010;38(3):199-204
  • 11-INCA. État des lieux et des connaissances. Fiches repères. Papillomavirus et cancer. https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Papillomavirus-et-cancer 12-Mougin C & al. Papillomavirus humains, cycle cellulaire et cancer du col de l’uterus. Gynecol Obstet Biol Reprod 1999;29:13-20
  • 12-Mougin C & al. Papillomavirus humains, cycle cellulaire et cancer du col de l’uterus. Gynecol Obstet Biol Reprod 1999;29:13-20
  • 13-Hartwig et al. 2015. Suppl. material. PapillomavirusResearch1(2015)90–100