Foire aux questions

Qui est concerné par les infections à papillomavirus humains ?

Les infections aux papillomavirus sont fréquentes et quasiment tout le monde est concerné.
On estime que plus de 70% des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontreront un papillomavirus au cours de leur vie (1).

Les papillomavirus sont des virus qui peuvent provoquer des cancers : est-ce vrai ?

Vrai. Certains types de papillomavirus peuvent être à l’origine de cancers.
Ils sont dits à « haut risque cancérigène » (2).
Lorsque le virus n’est pas spontanément éliminé par l’organisme dans environ 10% des cas, l’infection persistante aux papillomavirus peut évoluer vers des lésions précancéreuses, puis vers des cancers (2).

Quels sont les cancers provoqués par les papillomavirus ?

Les papillomavirus peuvent toucher les zones intimes et entrainer des cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, du pénis et de l’anus (2).
Il sont également impliqués dans certains cancers de la bouche et de la gorge (2).

Est-il possible de se protéger contre les conséquences d'une infection aux papillomavirus ?

Oui.
Le préservatif reste important mais ne procure qu’une protection incomplète contre les infections HPV car les virus peuvent être présents sur des zones de la peau non recouvertes par le préservatif (doigts, testicules, autres zones intimes…) (2,7).

Il est possible de se protéger contre certains papillomavirus responsables d’une grande partie des lésions précancéreuses et/ou des cancers ano-génitaux grâce à la vaccination (4).
Elle concerne les jeunes filles âgées de 11 à 19 ans révolus (3).
Cette mesure de prévention par la vaccination est renforcée chez les femmes par le dépistage des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus par frottis cervico-utérin. Il est à noter que la vaccination ne remplace pas le dépistage par frottis qui concerne à la fois les femmes vaccinées et non vaccinées (3).

La vaccination HPV a-t-elle fait ses preuves ?

Oui. « La vaccination HPV a aujourd’hui fait ses preuves » (4).
Après 10 ans de vaccination dans les pays où un nombre important de jeunes filles sont vaccinées (Australie, Angleterre, Suède…), on a observé une forte diminution du nombre de nouveaux cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus (4,5).

La vaccination HPV est-elle dangereuse ?

Non. Depuis le lancement des vaccins anti-papillomavirus il y a maintenant plus de 10 ans, plus de 270 millions de doses de vaccins ont été distribuées.
« L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a examiné la sécurité des vaccins anti-papillomavirus à plusieurs reprises (en 2007, 2008, 2009, 2013, 2014 et 2015) et dans son dernier rapport de 2017 a conclu de façon rassurante sur la sécurité de cette vaccination » (5).

Quand se faire vacciner ?

La vaccination contre les papillomavirus humains est recommandée chez les jeunes filles de 11 à 19 ans révolus en prévention de certaines lésions précancéreuses et de certains cancers anogénitaux liés aux papillomavirus humains couverts par la vaccination (3).

Pourquoi se faire vacciner dès 11 ans ?

Il est recommandée de faire vacciner les jeunes filles dès 11 ans car la vaccination est d’autant plus efficace que les jeunes filles n’ont pas encore été exposées au risque d’infection aux papillomavirus (3).
Par ailleurs, la réponse du système immunitaire est d’autant meilleure que la vaccination est initiée plus tôt (6).

Lexique

Agence de santé / Autorité de santé

Une agence ou une autorité de santé est un organisme dont la mission consiste à améliorer la santé et à prévenir les maladies de la population.

A un niveau international, L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a pour rôle de diriger et de coordonner la santé internationale au sein des Nations Unies.
Références :
https://www.who.int/about/what-we-do/fr/
https://europa.eu/european-union/about-eu/agencies/ema_fr

L’EMA (Agence Européenne du Médicament) contribue à protéger et à promouvoir la santé humaine et animale en évaluant et en contrôlant les médicaments au sein de l’Union européenne (UE). Elle coopère étroitement avec les autorités nationales des pays de l’UE.

Au niveau national, la plupart des pays ont leurs propres agences de santé. En France, outre le ministère de la Santé et sa Direction générale de la santé (DGS), relève plusieurs structures aux missions spécifiques, parmi lesquelles l’ ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), la HAS, (Haute autorité de santé), l’InCa (Institut national du cancer) ou encore Santé publique France.
Référence : 
http://www.biusante.parisdescartes.fr/chercher/disciplines/santepublique/institutions.php

Anticorps

Les anticorps sont des protéines fabriquées par le système de défense de l’organisme (système immunitaire). Leur rôle est de repérer et de neutraliser certaines substances étrangères comme les microbes ( virus, bactéries ) et d’éliminer les cellules anormales ou cancéreuses. Pour neutraliser un microbe, l’anticorps se fixe à sa surface et provoque une réaction aboutissant à son élimination par l’organisme.
Référence :
https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/A/anticorps

Conisation

Prélèvement d’un fragment du col de l’utérus en forme de cône au cours d’une opération chirurgicale. Le fragment de tissu est ensuite examiné par un médecin anatomopathologiste afin de déterminer s’il contient des cellules cancéreuses.
Référence :
https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/C/conisation

Dépistage

Recherche d’une maladie chez une personne en bonne santé apparente avant l’apparition de tout symptôme. Un dépistage peut être individuel. Mais il peut également être collectif et systématique, comme le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus ou le dépistage organisé du cancer du sein.
Référence :
https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/D/depistage

Rappel dTCaP

L’abréviation dTCaP signifie « diphtérie, tétanos, coqueluche et poliomyélite ».

Référence :
Calendrier des vaccinations en vigueur

Frottis cervico-utérin

Prélèvement de cellules du col de l’utérus par léger frottement de sa surface à l’aide d’un coton-tige spécial ou d’une petite brosse. Ces cellules sont ensuite examinées au microscope pour en analyser l’aspect et déceler d’éventuelles anomalies (notamment des signes de cancer).
Référence :
https://www.e-cancer.fr/Dictionnaire/F/frottis

HPV

Abréviation anglaise de « Human PapillomaVirus », qui signifie papillomavirus humain.
Le terme « papillomavirus humain » (HPV) désigne un groupe de virus extrêmement courants dans le monde.
Référence :
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/human-papillomavirus-(hpv)-and-cervical-cancer

Infection sexuellement transmissible (IST)

Les infections sexuellement transmissibles (IST), autrefois appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont des infections pouvant être transmises lors des relations sexuelles. Il existe plus d’une trentaine d’IST, parmi lesquelles le VIH/Sida, l’hépatite B, l’herpès génital et les verrues génitales (ou condylomes acuminés), provoquées le papillomavirus humain.
Référence :
https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/mst/ist/maladies-infections-sexuellement-transmissibles

Signes et symptômes

Un symptôme est un signe, un trouble observable par un patient, et qui constitue la manifestation d’une maladie. Lors d’une consultation médicale, le médecin interroge le patient sur son ressenti afin de connaître ses symptômes. La symptomatologie d’une maladie est l’ensemble des symptômes par lesquels cette maladie se manifeste.

Certaines maladies sont dites asymptomatiques, ce qui signifie qu’elles peuvent passer inaperçues aux yeux des patients qui en souffrent. C’est en général le cas des lésions précancéreuses dues aux papillomavirus, notamment les lésions précancéreuses du col de l’utérus.
Référence :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs380/fr/

Liens utiles

Références

  • 1-Moscicki AB. Impact of HPV infection in adolescent populations. Journal of Adolescent Health 2005;37:3-9.
  • 2-Santé publique France. Infections à papillomavirus. Aide-mémoire. En ligne : http://invs.santepubliquefrance.fr/fr../Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-vaccinale/Infections-a-papillomavirus/Aide-memoire
  • 3-Calendrier des vaccinations en vigueur.
  • 4-INCa. Vaccination anti-HPV et cancer du col de l’utérus.
    En ligne : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Reduire-les-risques-de-cancer/Infections/Vaccination-contre-les-HPV-et-cancer-du-col-de-l-uterus
  • 5-OMS. Réunion du Comité consultatif mondial pour la sécurité des vaccins, 7-8 juin 2017. Relevé épidémiologique hebdomadaire 2017;92(28):393-404.
  • 6-INCA 2018 Vaccination contre les papillomavirus humains HPV des 11 ans
  • 7-Gavillon N et al. Papillomavirus humain (HPV) : comment ai-je attrapé ça ? Gynecol Obstet Fertil. 2010;38(3):199-204